Elle avait dit qu’elle n’irait pas. Puis  elle a dit qu’elle irait au nom du PS à condition qu’il n’y ait pas de primaire. Elle a obtenu la modification en force des statuts du parti : l’obligation d’organiser la primaire a disparu des tablettes, elle a donc été désignée candidate du PS et a immédiatement tenu le langage et le ton dominateur et insolent  du PS d’avant Hollande. Ubuesque et totalement hors-sol. Erreur de scénario manifeste que la réalité de terrain va se charger de lui rappeler. Le PS est un astre mort ! Non seulement la campagne de Hidalgo ne décolle pas mais ses scores « prévisionnels » ne cessent de chuter, jusqu’à frôler les quais de Seine.

Devant ce naufrage elle propose sur un plateau TV  l’organisation d’une primaire à gauche alors que le matin même, sur un autre plateau, elle maintenait son opposition à une primaire. Tentative misérable, crédibilité : ZERO.

 

Et dans le style « comique troupier », ça continue avec cette mise en scène ridicule initiée par un super standardiste tentant un remake du 22 à Asnières appelant les différents candidats de gauche pour relancer ce qui est objectivement impossible à savoir une candidature unique à quatre mois de l’élection présidentielle. Impossible moins parce que c’est trop tard que parce que les points de désaccord sont profonds et en tout cas il aurait fallu répondre positivement aux multiples mains tendues par Mélenchon au cours des dix-huit derniers mois.

 

Mais alors pourquoi Hidalgo et Montebourg ont-ils monté ce lamentable duo, cette  piètre mascarade?

 

Ils ont chacun perdu la main définitivement. Montebourg rame à 1% et Hidalgo est passée de 8 à 3% au lendemain de sa géniale proposition. Ce sont leurs dernières salves qu’ils savent par avance totalement inutiles mais s’inscrivant dans leur objectif initial : faire échec à l’accès au second tour du programme Avenir en Commun de l’Union Populaire menée par Mélenchon et ce à n’importe quel prix notamment en distillant en cet instant la résignation, le désespoir et donc l’esprit de défaite. Sur des modalités différentes ils tentent de reproduire le scénario de 2016 : ils criaient tous en cœur « on a perdu, donc on va voter Juppé à la primaire de la droite ». Et avec le maintien de Hamon en 2017 ils ont simplement privé notre pays des changements profonds dont il a besoin.

 

 

Cet Institut intègre 71% de participation

Sauf que dans le même temps et comme en 2017, la dynamique Mélenchon et de l’Union Populaire, cette Union par la base sur un programme de transformations et de rupture, vient de prendre son envol notamment depuis le meeting de la Défense à Paris le  5 décembre avec la présentation de ce Parlement de campagne qui rassemble la société civile décidée à s’engager dans le changement. Les derniers sondages commencent à être enfin significatifs car ils intègrent une participation à  71 % au lieu de 50 à 60% ce qui confirme l’analyse de Mélenchon selon laquelle plus les citoyens participent c’est-à-dire plus les quartiers populaires prennent leur place plus le pourcentage de JLM monte. Aujourd’hui à 13%, Mélenchon est à 3 points de l’accès au second tour. Avec la dynamique de sa campagne et l’effondrement de la social-démocratie néolibérale il est tout à fait raisonnable et enthousiasmant d’appréhender cet accès au second tour avec un très beau score.

 

Je ne parlerais ni de Roussel ni de Jadot (voir mon article du 29/09/2021), le premier stagne entre 1 et 2%, le second plafonne à 8% et propose un programme écologique engoncé dans les préceptes néolibéraux et les traités européens chapeautés par la « concurrence libre et non faussée » et donc un programme tout à fait illusoire et ne pouvant déboucher que sur la déception et l’échec sans parler d’une vision sociale asthénique.

  

Le rassemblement par la base va donc se faire sur des idées, des propositions, un programme. Il est temps de comprendre que les  accords d’appareils en désaccord sur des essentiels sont sources de confusion, de trahison et donc de désespoir. Le peuple, dont les quartiers populaires mais pas seulement, doit s’unir dès le premier tour autour d’un programme qui rompt la chaine des reculs, de la résignation, de l’abandon, du désespoir et donc du néolibéralisme, un programme qui ouvre grand les portes  vers les jours heureux sur un triptyque incontournable Social, Écologie, Démocratie lové au cœur de celui  hérité de 1789 « Liberté Égalité, Fraternité ».

Retour à l'accueil