MISE A JOUR DE LA VIDEO EN FIN D'ARTICLE ce 19 avril 2020

Depuis plus d’un an les soignants crient. Ils crient pour qu’on entende leur colère. Ils crient pour dénoncer leurs conditions de travail indignes qui mettent en danger leur propre santé et celle des patients. Ils crient pour réclamer les moyens nécessaires (personnels, matériels, lits, salaires) qui ont été réduits comme peau de chagrin depuis des décennies : une politique libérale qui les a menés au bord du gouffre dans lequel la moindre secousse les précipitera, nous précipitera, une idéologie économique de l’UE à laquelle se sont soumis, crescendo, tous les présidents : Mitterrand à compter de 1983, Chirac, puis avec une férocité assumée Sarkosy, Hollande et puis Macron grand vaudou de la haute finance dont la mission était de finir la sale besogne en une mandature et de passer la voiture balai pour ramasser les restes agonisants de nos services publics et notamment celui de la santé qui, étant privatisé, offre potentiellement un des plus haut taux de rentabilité.

Ils ont crié à la mobilisation de tous pour faire entendre raison au gouvernement Philippe et au président Macron mais leurs cris n’ont eu pour écho qu’un chuchotement comparé au silence massif, pesant et coupable, celui des beaufs, des soumis, des consentants, incapables de se débrancher de leur I Phone, d’Hanouna ou des CIC (Chaines d’Information Continue) qui, inondant leurs cerveaux, provoquent l’AVC de la réflexion chez ceux qui n’utilisent pas l’antidote, celui des supports alternatifs. Du coup, à ne surtout pas oublier, leurs cris ont été étouffés par les matraques et les lacrymogènes de ce gouvernement légal mais illégitime.

 

Et puis la secousse est venue, brutale. Nom de baptême COVID-19, un méchant virus né en Chine mais qui a confortablement et rapidement voyagé, mondialisation débridée oblige.

Dès le départ la gestion stratégique a été d’une incroyable légèreté par le choix de l’immunité collective. Sans doute que l’état de crise permanent de notre système hospitalier, connu car créé par les mêmes politiques successives dont celle de Macron, a poussé le gouvernement vers cette stratégie contre ce qu’il avait considéré initialement comme une forme de grippe qui allait faire quelques centaines de morts mais dont la grande majorité de la population allait être rapidement immunisée, soutenu dans cette démarche par un comité plus politique que scientifique et par les habituels médias de service.

Oui mais voilà, ce laxisme de départ qui les arrangeait bien car il évitait d’exposer et d’expliquer la carence des moyens hospitaliers et occultait la nécessaire fabrication en masse des tests, a élargi la porte d’entrée d’un virus violent. Ils n’ont pas tenu compte de l’immense désastre qui se déroulait pourtant sous nos yeux en Chine puis en Italie.

 

Tel un boomerang le manque de lits, de masques, d’appareils de réanimation et de soignants, conséquence d’une politique d’abord au service  du fric contre le bien commun, nous est revenu en pleine figure comme une marque indélébile. La communication du gouvernement est pathétiquement cruelle en faisant croire que tout est maitrisé alors que tout part à volo. Les annonces de livraison massive de masques se multiplient, mais peu ou pas de livraisons sur le terrain y compris pour ceux qui sont en l’espèce les premiers de cordée. Aucune réquisition, aucune nationalisation même provisoire d’entreprise pour lancer une production massive  de tout ce dont on a besoin rapidement. C’est pourtant ce que l’on fait en temps de guerre quand la patrie est en danger. Le gouvernement s’acharne à refuser toute planification ou programmation du plan de bataille c’est-à-dire toute anticipation du niveau d’ampleur de la catastrophe.

Ainsi le sol se dérobe sous nos pieds, les derniers garde-corps se disloquent. Le gouffre au bord duquel se trouvaient déjà nos hôpitaux, tel un antre dantesque, avale des centaines de vies, bientôt des milliers.

 

Alors les soignants crient de nouveau. La toile est constellée de coups de gueule, de cris de colère contre cette gestion calamiteuse et contre le manque de moyens mais aussi de cris d’épuisement, de cris de pleurs, de cris de désespoir, de cris de désarroi, de cris d’impuissance devant la négation de l’humain qu’on leur impose, de cris d’humains refusant cette inhumanité.

Les français prennent peur, alors ils se mettent eux aussi à crier… sur leurs balcons en signe de solidarité, il était temps mais ce tintamarre non seulement ne compensera pas leur absence des rues mais sera d’autant moins efficace au fond si nombre d’entre eux ont voté ou continueront de voter pour LREM ou n’importe quel autre parti libéral qui appliquera la même politique de destruction des services publics.

 

Et c’est ce moment que choisit le gouvernement en saisissant l’opportunité de ce choc qui tétanise la population, pour finir de détruire le code du travail et quelques autres droits sociaux, ... en silence.

Un silence qui est une forfaiture contre les vivants

Un silence qui est une insulte au silence des mourants

 

Alors ceux qui nous gouvernent et leurs faire-valoir médiatiques et autres serviteurs ainsi que ceux qui ont gouverné selon les mêmes préceptes idéologiques, c’est-à-dire les responsables de ce désarmement sanitaire débouchant sur ce carnage, devront rendre des comptes.

Dès le jour d’après il faudra que des foules immenses déferlent dans les rues pour exiger le rétablissement de tous les droits sociaux, l’abrogation de toutes les réformes scélérates, la reconstitution in extenso de tous nos services publics à commencer par les hôpitaux, en d’autres termes LA DEMISSION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DE SON GOUVERNEMENT. Car ne nous y trompons pas, si ces gens conservent les rênes non seulement ils poursuivront leur politique du désastre et pérenniseront les reculs sociaux présentés comme provisoires mais ils nous feront payer la note des milliards d'euros mis sur la table pour rassurer les banques en réduisant drastiquement les pensions, les salaires, les indemnités sociales, en augmentant fortement les impôts, bref, ils nous feront cracher le sang.

 

Un peuple qui ne réagirait pas dans un tel contexte, soit dans la rue soit dans les urnes, serait un peuple complice de ses propres bourreaux. Je viens de paraphraser une citation de George ORWELL dont voici l’original qu’il convient de méditer. « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice »

 

Il me semble également très utile de méditer sur ce montage vidéo que j'ai réalisé reprenant les alertes de Jean Luc Mélenchon en 2016, et en 2017 dans ses discours de Lille et de Châteauroux sur la santé.  Ça devrait servir ….. Voir ci-dessous la vidéo.

 

 

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