Dans une semaine, le 26 mai, nous serons appelés à élire nos députés au Parlement européen. Il s'agit d'une élection à un seul tour, à la proportionnelle. Il s'agit donc d'un vote qui devrait libérer l'esprit et les peurs de tous ceux qui se laissent souvent enfermer et piéger dans des stratégies fumeuses telle celle des castors qui font barrage. Non, il ne s'agit pas d'un duel entre LREM et le RN : c'est en réalité un duo médiatiquement mis en scène entre le parti de l'extrême finance avant garde de l'ultralibéralisme destructeur de la France et de l'Europe et le parti de l'extrême droite tout aussi libéral et anti social mais qui affiche la haine de l'étranger et sa volonté d'enfermer le pays qui plus est dans un cadre sociétal des plus éculé et réactionnaire, devenant de fait l'assurance-vie d'un ultralibéralisme qui à son tour nous a donné ces derniers mois une image liberticide et totalitaire laissant à penser que les différences sur ce plan ne sont pas non plus aussi marquées que ce que les médias veulent nous faire croire.

A cet instant j'ai envie d'écrire qu'il existe une troisième voie pour rompre ce chantage infernal et redonner du sens à ce scrutin puisque replaçant au centre du débat les vrais enjeux et la remise en cause des vrais blocages que sont les traités européens actuels. Mais nous sommes arrivés à un tel point de duperie, de mensonges et de manipulations, que ce terme de troisième voie en devient douteux voire dangereux et ce d'autant plus que le parti LR en a reçu l'onction par le parti médiatique, parti LR qui est également ultralibéral économiquement et socialement et de plus en plus rigide et proche des "valeurs" du RN. Il s'affiche même aux tribunes de ses meetings comme le "parti de l'ordre", qui a été aussi celui d'Adolphe Thiers, le massacreur de la Commune de Paris.

Ainsi il ne s'agit pas d'une troisième voie mais tout simplement de la seule voie et du seul choix citoyen et européen des origines pour à la fois stopper cette folle course ultralibérale qui nous mène contre le mur ou au fond du précipice, enfin au désastre final et fonder enfin une Europe des peuples, de la solidarité et de la coopération mettant au centre de ses choix les gens, leur humanité, leur vie quotidienne, leur avenir sur cette Terre, leur réelle implication démocratique. Ce seul choix d'évidence c'est la liste LFI conduite par Manon Aubry dans le cadre d'une alliance européenne "Maintenant le peuple" qui se compose d'ores et déjà de partis amis du Portugal, d'Espagne, de Suède, du Danemark et de Finlande et qui ne manquera pas de s'élargir au lendemain du 26 mai.

La liste LFI est aussi le seul choix quand on regarde sur la "gauche" de l'échiquier politique. On y trouve des libéraux tels le PS, EELV de Jadot, Génération.s de Hamon, et la béquille du PS parisien, le PCF de Brossat qui jouent l'opposition à Macron sauf que les deux premiers, s'ils ont des élus, vont intégrer une grande coalition au sein du Parlement européen dominée par la droite la plus conservatrice (voir ma publication du 13 mai 2019 et la vidéo du Média ci-dessous), et tous refusent de remettre en cause les traités mais vous proposent des options que ces traités interdisent. Quelle duperie ! De plus le PCF, Génération.s et probablement le PS ne dépasseront pas les 5% et n'auront donc pas d'élus. Le processus électoral prévoit dans ce cas que ces voix seront réparties sur les deux premières listes qui augmenteront donc leur nombre d'élus. Ainsi les électeurs concernés auront in fine voté pour LREM et le RN alors qu'ils pensaient voter PS, PC ou G.s.

Je vous engage également à visionner la 93è Revue de la Semaine de Jean-Luc Mélenchon dont le thème essentiel est l'élection européenne, seconde vidéo ci-dessous.

 

Le 26 mai 2019

il faut donc voter massivement pour la liste LFI

menée par Manon Aubry

Un éditorial clairvoyant

93 ème Revue de la Semaine de Jean-Luc Mélenchon

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