Tous ceux qui me lisent ne devraient pas être étonnés de la tournure que prennent les évènements. Le grand basculement dont j'ai souvent parlé est en train de se réaliser sous nos yeux : il est mené avec acharnement par les pantins de la finance qui sont au pouvoir, élus par effraction comme l'a dit le premier d'entre eux. Non seulement ils détruisent les fondements mêmes de notre République sociale en jetant aux orties le programme du Conseil National de la Résistance et tous les conquis sociaux qui ont donné aux citoyens ce sens de la communauté nationale dans la solidarité et ce faisant propulsent dans la misère et la grande précarité de plus en plus de français qui aujourd'hui se révoltent mais ils déchirent également les grands principes des Lumières et de la révolution de 1789 en terme de droits de l'homme et de séparation des pouvoirs. Toutes choses étant égales par ailleurs, nous nous retrouvons aujourd'hui en terme politique et idéologique dans le même rapport paroxystite pouvoir/peuple qui a eu cours notamment pendant la Commune de Paris en 1871 à savoir l'affrontement de classe entre l'oligarchie et le peuple dans lequel le peuple veut avoir son mot à dire sur l'organisation de sa propre vie et sur le fonctionnement de la société face à une oligarchie qui veut tout garder à n'importe que prix en excluant le plus grand nombre des choix fondamentaux, une oligarchie possédant et vampirisant toutes les ressources économiques et institutionnelles.

Aujourd'hui, comme hier, l'oligarchie refuse d'apporter une réponse politique à la situation gravissime devant laquelle se trouve le pays, et comme au moment de la Commune de Paris, seul le choix de la répression existe sur les tablettes gouvernementales car céder, même en faisant un compromis, c'est changer de cap, c'est ouvrir la porte à un renouveau politique et économique profond, c'est bloquer le grand basculement, c'est ne plus respecter la feuille de route intransigeante de la finance internationale et des instances européennes. Les intérêts en jeu sont tellement énormes que l'oligarchie est prête à aller jusqu'au pire.

Et voilà que le pire pointe son nez. Les fous furieux qui nous dirigent ont décidé d'en appeler à l'armée. Allons-nous nous diriger vers une sorte de Semaine Sanglante? En 2019 les Thiers (ordonnateur du massacre en 1871) et les Guizot (renversé par la révolution de 1848 et rendu célèbre par son "Enrichissez-vous" à l'adresse des bourgeois) sont aux manettes et prêts à faire couler le sang du peuple. Une ignominie ! L'armée républicaine a pour mission de défendre le pays contre toutes formes d'agression contre son intégrité territoriale et non d'attaquer son propre peuple. Macron, Philippe et Castaner sont les têtes de proue incitant à la guerre civile après avoir restreint les libertés publiques notamment celle de manifester. Face à ce comportement de voyous, Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre d'une conférence de presse le 22 mars 2019, a fait une intervention d'une haute tenue politique et d'une grande solennité, celle d'un vrai Président de la République. Rien à voir avec les propos encanaillés des pieds nickelés de l’Élysée à Beauvau en passant par Matignon. Je vous propose de l'écouter dans la vidéo ci-dessous.

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